Placeco consacre un article à la SCOP Aquabio et revient sur le parcours de Bruno Fontan, son fondateur, qui a fait le choix de transformer son entreprise en Scop (Société coopérative et participative) il y a une vingtaine d'années. Pour celui qui est également Président de l'Union Régionale des Scop d'Aquitaine, cette évolution n'était pas motivée par une transmission d'entreprise ou une difficulté économique, mais par une conviction : la gouvernance devait naturellement être partagée avec les salariés.
Avant même la transformation en Scop, Aquabio fonctionnait déjà de manière participative. Passer au modèle coopératif a simplement donné un cadre juridique à des pratiques existantes. Pour Bruno Fontan, ceux qui créent la valeur doivent aussi participer aux décisions stratégiques. La gouvernance démocratique (« une personne = une voix ») favorise l'implication, la responsabilité et la transparence.
Contrairement à l'idée selon laquelle une gouvernance partagée freinerait le développement, Aquabio a poursuivi une forte croissance après sa transformation en Scop : la Scop compte aujourd'hui 100 salariés répartis dans les 5 agences qui couvrent le territoire national avec un siège social à Saint Germain du Puch (33). L'activité d'Aquabio consiste à étudier "𝘭’𝘪𝘮𝘱𝘢𝘤𝘵 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘤𝘵𝘪𝘷𝘪𝘵𝘦́ 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘪𝘯𝘵𝘴 𝘥’𝘦𝘢𝘶, 𝘭𝘦𝘴 𝘳𝘪𝘷𝘪𝘦̀𝘳𝘦𝘴, 𝘭𝘦𝘴 𝘭𝘢𝘤𝘴. 𝘖𝘯 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵𝘪𝘦𝘭𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘴𝘱𝘩𝘦̀𝘳𝘦 𝘱𝘶𝘣𝘭𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘢̀ 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘢𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘴𝘶𝘳𝘷𝘦𝘪𝘭𝘭𝘢𝘯𝘤𝘦, 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘪𝘷𝘪𝘴 𝘥𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘢𝘶𝘹 𝘥𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴 𝘦𝘵 𝘷𝘢𝘳𝘪𝘦́𝘴, 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘪𝘷𝘪𝘴 𝘥’𝘪𝘮𝘱𝘢𝘤𝘵𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘥𝘶𝘴𝘵𝘳𝘪𝘦…".
Le fonctionnement coopératif demande davantage de dialogue, de pédagogie et de temps pour construire les décisions collectives. La démocratie d'entreprise est plus exigeante qu'un mode de management classique, mais elle est considérée comme un investissement sur le long terme.
Son PDG présente la Scop comme un projet entrepreneurial autant qu'un projet humain. Selon lui, l'entreprise n'est pas seulement un outil économique ; elle est aussi un collectif dans lequel les salariés doivent pouvoir exercer une responsabilité sur son avenir.
Pour Bruno Fontan, transformer Aquabio en Scop n'a pas été un changement de modèle mais l'aboutissement logique d'une entreprise où les salariés étaient déjà considérés comme des acteurs de la gouvernance ; la coopérative a permis d'aligner le fonctionnement, les valeurs et le développement de l'entreprise.
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